Les poèmes de Maurice des Ulis

Août 1998



Fin
 
Je me rencontrerai  La belle aux épines
Miroir insolent 



Je me rencontrerai

Un jour je me rencontrerai
A la terrasse d'un café
Assis, en train de siroter
Un demi ou un thé au lait

Aussitôt je reconnaîtrai
A la chaleur de mes pensées
Dans cet individu posé
Un être d'amour et de paix.

Passant lentement près de lui
Je réfrénerai mon envie
D'entamer la conversation

Pour ne pas déranger celui
Que j'ai reconnu comme ami
Mais nos regards se croiseront.

Début | Fin


La belle aux épines

Je ne sais plus très bien pourquoi
Elle s'en était venue chez moi;
Ce dont je suis bien assuré
C'est qu'elle y était demeurée.

Profitant de tous mes émois
C'est elle qui faisait la loi,
Me menant par le bout du nez
De ses effluves parfumées.

Postée dans le meilleur endroit
Qui obligeait que je la voie
Elle attendait de me piéger
En rayonnant de sa beauté.

Alors pour ma plus grande joie,
Et rosissant à chaque fois,
Elle acceptait de s'effeuiller
Pour que je puisse l'admirer.

Et si je perdais mon sang-froid,
En y voulant poser le doigt,
Je me trouvais tout lacéré
Par ses épines acérées.

Mais un jour - était-ce le froid ? -
Je la vis, à mon désarroi,
Perdre l'éclat et se rider
Pour à la fin se dessécher.

Et j'ai gardé de ce temps-là,
Je ne sais pas très bien pourquoi,
Au beau milieu de mon entrée,
Une belle rose fanée.

Début | Fin


Miroir insolent

Jeune fille rêvant
Près du miroir éteint
Ton beau prince charmant
T'a donné joli teint.

Sais-tu qu'il est menteur
Ce miroir insolent
Où tu cherches ton coeur
Au milieu des semblants ?

Transformant les grenouilles
En beaux princes charmants
Voilà comme il embrouille
Les filles de quinze ans !

Jeune fille rêvant
Près du miroir éteint
Ton beau prince charmant
N'était qu'un batracien.

Début | Fin



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