Les poèmes de Maurice

Juillet 1999



Fin

Alexandre 51  Le Feu originel


Alexandre 51

Alexandre ne comprend pas ce qu'on lui repproche.
"Pas question que mon fils soit un être frivole;
Cet enfant insolent doit aller à l'école !"
Marraine est effondrée et ne fait que pleurer
Depuis qu'elle a tout dit au poète irrité.

Alexandre, penaud, voit bien qu'on lui en veut
Mais il ne comprend pas ce qu'il a fait d'odieux :
C'était pourtant gentil de donner le lilas
A la petite fille aux yeux en chocolat.

Peut-être pourra-t-il la revoir à l'école ?
Cela mériterait une ou deux cabrioles.
Mais Papa le regarde avec un regard sombre,
Il vaut mieux pour l'instant se cacher sous son ombre.

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Le Feu originel

(dédié à Hubert Reeves)
Longtemps abandonné dans la Forge des Dieux
Le Feu que consumait une Faim millénaire
Brûla enfin ses Liens. Bouillonnant de Colère
Il jeta sur les Cieux un regard vénimeux

Puis embrasant l'Ether d'un Eclair monstrueux
Il disparut alors dans un Flot de Lumière
Ne laissant après lui qu'une fine Poussière
Que le Hasard chassait en moutons nébuleux.

Parcourant à Pas lents l'Univers désolé
Le Temps vint peu à peu effacer le Passé
Transformant cette Cendre en Matières nouvelles

Mais dans son Firmament le Monde à peine né,
Se rappellant parfois le Feu désespéré,
Va pleurer doucement de fines Etincelles.

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